La géomatique dans l’industrie minière

L’industrie minière, d’hier à aujourd’hui

Autrefois, l’industrie minière se contentait de creuser des trous un peu au hasard en espérant trouver du minerai exploitable dans le sous-sol. Aujourd’hui, l’exploration et l’exploitation minières sont contrôlées par des lois. Elles et se font donc de façon rigoureuse afin d’en minimiser aussi bien les risques financiers que les risques environnementaux.

Pour l’industrie minière, les domaines de la géomatique tels que l’arpentage, les systèmes d’informations géographiques (SIG) et la 3D jouent un rôle primordial.

L’arpentage

Indispensable pour l’industrie minière, le rôle de l’arpenteur-géomètre comprend deux volets : un volet légal et un volet de gestion.

L’aspect légal

Le volet légal est très important, car l’arpenteur-géomètre doit en partie localiser et délimiter précisément les claims. Les claims sont des portions du territoire qui seront cédées pendant une période de temps à des compagnies minières. Les compagnies pourront alors exploiter les ressources minérales qui s’y trouvent. Ces claims sont un des éléments essentiels à l’application de la Loi sur les mines.

L’aspect gestion

Mais l’arpenteur-géomètre participe aussi activement à la gestion de la mine. Par exemple, c’est lui qui positionne les bâtiments et les routes d’accès. C’est encore lui qui inspecte le site pour estimer les risques d’érosion ou de glissements de terrain.

Glissement de terrain à la mine Lac d’Amiante, Thetford Mines. Source : La Tribune

Les systèmes d’information géographique (SIG)

À l’aide de systèmes d’information géographique comme ArcGIS, les géomaticiens produisent des cartes numériques 2D.

Ces cartes numériques permettent à l’exploitant d’une mine :

  • de voir en un seul coup d’œil l’ensemble du site
  • de prendre des décisions éclairées, par exemple pour choisir l’emplacement des futurs sites de dépôts des déchets d’extraction

Tu te dis qu’une carte papier ferait aussi bien l’affaire? Peut-être! Cependant, les SIG offrent le grand avantage de pouvoir :

  • intégrer rapidement de nouvelles données, comme celles fournies par l’arpenteur-géomètre
  • construire de nouvelles cartes en quelques minutes
  • suivre l’évolution de la mine au fil du temps
  • planifier les opérations

En haut, image aérienne du site de la Gold City Gold Mine, Colorado, É.-U. En bas, carte descriptive du site. Source : www.geoplace.com

La 3D

Mieux encore que la 2D, les SIG offrent désormais des fonctions 3D! Pour les mines, la 3D c’est de l’or en barre, car elle permet :

  • de calculer les volumes de matériaux à extraire, éventuellement avant même d’avoir donné le premier coup de pioche
  • d’évaluer le nombre de camions à benne à acheter ou le nombre d’ouvriers à embaucher
  • de déterminer où placer les bâtiments essentiels, par exemple en hauteur plutôt que dans une zone inondable (ex.: image ci-bas…)
  • de se promener virtuellement dans les couloirs d’une mine souterraine comme si tu y étais
  • de repérer plus efficacement les veines de matériaux à extraire
  • de faciliter la planification des opérations
  • de se repérer dans un milieu où les GPS ne fonctionnent pas!
Représentation, en 3D et fausses couleurs, d’une mine médiévale près de Bleiberg, en Allemagne. Source : www.archaeologie.sachsen.de
Exemple de modèle 3D permettant de voir la mine à ciel ouvert et les puits de mine. Source : www.3d-geology.de
Contribution : Éric Janssens-Coron, PhD

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